Il a des instants comme ceux-là, où tout devient intemporel, rien ne vous affecte plus que l'ambiance du moment, et votre esprit devient si agile et léger, que le moindre paysage devient un live ouvert, une bible du vivant. 
L'oeil se sait implicitement porté vers un horizon qui ne dit rien au premier abord mais qui laisse inévitablement le regard se concentrer sur l'essence même du monde. 
Une certaine sérénité peut alors être ressentit dans des instants semblables et c'est dans cet état qu'il est alors possible de poser son regard et prendre la mesure de ce qui nous est donné à contempler. 
Car en définitive tout se résume à la qualité de notre présence afin de pouvoir témoigner de ces moments de repos, de respiration au cours desquels une connexion est possible.
La représentation ainsi délivrée se fait rencontre entre recherche et réalité, saisie dans l’instant et pourtant formatée par l'impératif du cadrage, éthéré et ordonnée, pour laisser les instincts s'exprimer au regard du conditionnent graphique qui s'impose à nous.
Pourtant, rien n’est figé et tout peu basculer, inévitablement car cela est inscrit dans la notion même de l’ordre, intimement lié au chaos. L'être humain fait défaut à ces lieux qu'il façonne, sanctuarisés ou bien désaffectés, nous pouvons y projeter nos peurs comme nos espoirs. 

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